
Les dix-heures, la vraie pause qu'on oublie
Se lever, quitter l'écran, parler d'autre chose : une pause courte et régulière vaut mieux qu'un long moment rattrapé en fin de journée.
Santé au travail · Suisse romande
Le stress qui s'invite le dimanche soir, le sandwich mangé devant l'écran, la nuque raide à 16 heures, le télétravail qui déborde sur la soirée. Les Dix-Heures rassemble des repères simples et vérifiés, pour les salariés comme pour celles et ceux qui encadrent une équipe.
On y parle de pauses, de sommeil, d'assiette, de chaises et d'escaliers. Pas de recette miracle : des habitudes qui tiennent dans une vraie journée de travail.

Se lever, quitter l'écran, parler d'autre chose : une pause courte et régulière vaut mieux qu'un long moment rattrapé en fin de journée.

Une boîte préparée la veille, des légumes, une source de protéines, un vrai quart d'heure assis : le repas reste une pause, pas une tâche de plus.

L'escalier plutôt que l'ascenseur, l'appel téléphonique debout, la réunion qui marche.

Couper les messages, garder des horaires réguliers, noter ce qui attendra demain.
Selon une étude publiée par le SECO, environ trois personnes actives sur dix en Suisse ressentent du stress au travail. Savoir repérer l'épuisement avant qu'il ne s'installe.

La table du salon n'est pas un bureau, et la journée ne s'arrête pas toute seule.

Lire, regarder le lac, ne rien faire : le train du matin peut redevenir un temps pour soi.

Réglages du poste, mouvements, et quand en parler au médecin.
Ce que dit la loi
En Suisse, la loi sur le travail fixe des pauses minimales selon la durée de la journée. Elles se prennent vers le milieu du temps de travail, et une pause de plus d'une demi-heure peut être fractionnée. Les « dix-heures » et les « quatre-heures » de la tradition romande n'y sont pas inscrites, mais elles répondent au même bon sens : on travaille mieux après s'être arrêté.
Côté français, le Code du travail prévoit vingt minutes dès six heures de travail quotidien. Dans les deux pays, les conventions collectives ou les règlements d'entreprise peuvent faire mieux. Le détail, et la façon de protéger ces pauses au quotidien : la rubrique des pauses.
| Journée de travail | Pause minimale en Suisse |
|---|---|
| plus de 5 h 30 | un quart d'heure |
| plus de 7 h | une demi-heure |
| plus de 9 h | une heure |
| entre deux journées | 11 heures de repos consécutives |
Repères généraux tirés de la loi fédérale sur le travail (art. 15 et 15a) et de son ordonnance 1 (art. 18). La pause compte comme temps de travail si l'on ne peut pas quitter sa place. Des règles particulières existent pour certains secteurs ; en cas de doute, l'inspection cantonale du travail renseigne.
Sources : SECO : la durée du travail et du repos · Fedlex : loi fédérale sur le travail (LTr) · Fedlex : ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (OLT 1)
15 heures
Il arrive presque à heure fixe, après le repas, quand la lumière baisse ou que la réunion s'éternise. Avant d'accuser la machine à café, on regarde la nuit précédente, ce qu'on a mangé à midi, ce qu'on a bu, et le temps passé assis sans bouger.
Après un arrêt
Après une maladie, un accident ou un épuisement, la reprise se prépare. Elle se passe mieux quand elle est progressive, discutée à l'avance et suivie, plutôt que décidée seul un dimanche soir.
Des conseils de tous les jours, pas une consultation. Ce que vous lisez ici reste pratique et général. Pour un problème de santé sérieux, c'est un médecin ou une autorité médicale compétente qui tranche ; en urgence, le 144.